Les petits mots quotidiens
Si vous désirez en savoir plus sur mon métier d'infirmière, sur mon quotidien, les moments de joie, de peine, les soucis de santé... le tout teinté d'humour!
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... particulier à Choupette et Misschikita ainsi que Gnès et Lo... Voici le petit dernier de la famille, arrivé à la fin du mois de juin. Il rejoint ainsi Big Black Beauty et Chat Casse C...lle (autrement dit Caline et Babou, voir rubrique "Cats and co") Il s'appelle Diego, en hommage au Diego de "Ice Age", et de sa fameuse réplique que j'adore: "Tu es mal placé dans la chaîne alimentaire pour te permettre une remarque" , voir 1er film quand il parle à Sid... C'est un ragdoll âgé de 3 mois et demi maintenant. le dernier à poils et à 4 pattes à rejoindre notre arche de Noé, car celle-ci n'est pas assez grande pour accueillir, hélàs, tous les chats de la terre.. Voici donc le monstre:
Il a un art particulier d'inventer des bêtises inédites (pourtant j'en ai déjà vu avec les 2 autres!), comme se pendre au cintres, mâcher les lacets de chaussure, se cacher sous la couette alors qu'on l'a déjà appelé 20 fois, et j'en passe.. mais il est tellement mignon et câlin qu'il me fait vraiment tourner en bourrique, au grand désespoir d'un Zhom désabusé... Et un peu jaloux je crois! :-)
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Bonjour tout le monde! Tout d'abord merci à tous pour vos commentaires, qui me font tellement plaisir! Quelle joie de vous lire à chaque fois! "Avoir une bonne tête", cette expression, à mon avis bien de chez nous, vous dit quelque chose? Il ne s'agit pas ici d'avoir une tête bien faite ni une tête bien pleine mais bien d'avoir un air qui inspire confiance... "tés een braaf" comme dirait mon grand-père, bruxellois pure souche. (c'est écrit en phonétique, je vous rassure) A traduire par "c'est une brave", qui peut être péjoratif mais pas dans ce cas-ci... Alors voilà je suis une brave à ce qu'il paraît... Toujours prête à aider les autres (d'où à mon avis mon goût pour mon métier), à rendre service, au point que Zhom me surnomme "le saint bernard". Et bien à mon avis ce dit être inscrit sur mon front car en rue vous pouvez être sûr que c'est à moi que l'on demandera l'heure, le chemin, un pièce... Je porte les sacs à provision des mes voisines âgées (quitte à me repéter le dos une deuxième fois et avoir mal pendant 2 semaines), on me fait la conversation dans le bus, à la poste... Enfin vous voyez quoi... Il m'est même déjà arrivé de prêter mon gsm à un groupe d'étudiants perdus (ai quand même eu peur de ne plus le revoir celui-là!). Et bien il y a quelques jours j'ai eu droit au summum de la confiance, même moi qui suis naïve et qui crois à la bonne volonté de chacun je n'aurais pas osé! Je suis à la banque occupée à retirer des sous quand un monsieur étranger d'une cinquantaine d'année se met au self à côté de moi et commence à bougonner. Mon opération terminée, je range mes affaires dans mon sac et m'apprête à partir quand il m'appelle, me demandant d'un français approximatif si je pouvais l'aider... Vous vous doutez sûrement de ma réponse et me voilà donc à côté de lui, lui m'expliquant qu'il veut retirer tous les sous de son compte mais qu'il n'arrivait pas. Il remet sa carte dans le distributeur, essaie de faire son code mais n'y arrive pas, me le donnne donc pour que le l'inscrive moi-même, me montre l'état de son compte et me demande de toute retirer. Me voilà occupée à faire toutes les opérations comme s'il s'agissait de ma carte, pour finir que lui tend les 300 euros et sa carte pendant qu'il est occupé à chercher son portefeuille... J'avais en main une carte de banque dont je connaissais le code et 300 euros... Pour le même prix je me cassais en courant avec mon butin et le laissais en plan... De plus il n'est pas supposé savoir que je ne suis pas une adepte du cent mètres! Mais non, même pas il s'est posé la question, m'a remerciée trois fois et est parti... Je dois vraiment avoir une bonne tête... une tiesse de biesse comme dirait Zhom !! |
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Hello tout le monde! Voilà voilà, chose promise, chose dûe, nous voilà au J+1 de la bonne résolution! Je profite de l'occasion pour vous dire que je suis vraiment très contente de vous retrouver et vous promet maintenant que ce sera pour le meilleur et pour le pire... En espérant qu'il y ait pas mal de meilleur quand même! Pour quitter un peu le domaine santé, lupus et autre joyeusetés, vioci une anecdote vécu lors de mon fameux séjour à la mer avec maman Zhom, mais avant ça il faut planter le décor: Autant je ne bois que très rarement de l'alcool à la maison (à raison de 2-3 apéros/an... C'est raisonnable je pense!), autant en soirée il m'est déjà arrivée de me mettre dans des états mémorables, je n'ai pas honte de le dire... Quand je dis mémorable entendons-nous, je n'ai rien fait de dangereux ou de répréhensible, ni fait de coma pour la bonne raison que je suis toujours malade avant d'aller trop loin dans la beuverie, mon estomac ne supportant ni le surplus de liquide, ni les mélanges.. Mais voilà, en soirée entre potes, chacun paie un verre à son tour, et comme je suis très polie et ne veut pas me faire remarquer je les accepte tous, ceci est donc dû à la trop bonne éducation de Maman Adorée.. De plus Zhom, même si pas musulman ne boit pas une goutte d'alcool et est d'ailleurs surnommé Bob par ses potes, habitué de ramener tout le monde au bercail, très pratique et ce qui me permet donc de boire un petit verre avec les autres... Mais comme Zhom ne boit pas, Zhom se souvient de l'état parfois débile dans lequel se trouve Fifille avec un verre dans le nez... Ainsi le fait de l'avoir réveillé en rentrant de soirée pour lui dire que le plafond tourne le fait toujours autant rire même 2 ans après.. Heureusement que nous n'étions pas encore ensemble quand, alcoolisée, j'ai chanté "tombe la neige" dans le hall de mon ancien studio devant ma maman (oui oui, elle pourra vous le confirmer, hélas)... Je vous rassure quand même, ça n'arrive pas souvent... Et pourtant: Nous voilà donc à la mer maman Zhom et moi. Nous avions décidé ce jour là d'aller visiter le Zwin l'après-midi. Nous voilà perdue dans la réserve naturelle, essuyant une averse sans nom, et obligée de traverser (deux fois évidemment) un bras de mer en pantalon et baskets, avec l'eau jusqu'à mi-mollet, pour enfin retrouver le chemin. Bref, ces trois heures de marche, sans boire en plus (en bonnes trekkeuses que nous sommes nous avons oublié de prendre de l'eau) nous ont complètement épuisées.. De retour à l'hotel nous décidons donc de prendre une douche avant de partir sur la digue manger un bout au restaurant. Le temps s'était calmé et il y avait un superbe coucher de soleil, nous décidons donc de prendre un apéritif en terrasse avant de manger en salle. Je vois que le resto fait des sangria aux fruits frais et comme Maman Zhom n'a jamais bu de sangria je nous en commande deux.. Et me rue sur la mienne, puisque je mourais de soif et de faim tandis que belle-maman mange les fruits à son aise... Aaaah, qu'on était bien !! Seulement voilà, en une fois tout se mit à tourner violemment, je lui demande si elle ressent la même chose, elle me dit oui mais un peu, que ça allait... Ben oui, un grand verre de sangria a jeun ne fut pas l'idée du siècle, je m'en suis rendue compte à ce moment là.. Nous voilà donc toutes les deux à s'accrocher pour ne pas tituber en marchant jusqu'au resto et ça ne faisait qu'empirer. Je me réfugie donc aux toilettes au cas où et pour pouvoir fermer les yeux espérant calmer ce fameux tourni, mais peine perdue... J'en ressors 10 minutes après, traverse tout le restaurant avant de rejoindre ma place le plus dignement possible, croisant le regard intrigué des autres personnes occupées à manger. Mes spaghettis arrivent et là... J'ai juste eu le temps de faire un sprint à nouveau aus toilettes, toute dignité perdue, et vous imaginez la suite... Ca va évidemment nettement mieux après que ce satané alcool ai quitté mon estomac et me voilà donc obligée de manger mes spaghettis, sous le regard médusé des clients et de la serveuse qui me demande en plus si elle doit réchauffer mon plat.. Là maman Zhom moins inquiète car voyant que ça va mieux, éclate de rire et dit sans évidemment baisser le ton: "ah ah, tu as voulu enterrer la vieille en la faisant boire, finalement c'est toi qui est malade! hi hi!" Moi qui déteste me faire remarquer, me voilà grillée aux yeux de maman Zhom et de tout le restaurant, avec mal de tête et le ventre en vrac, tout ça pour une malheureuse sangria... Comme quoi faut toujours écouter les plus âgés que soi: "mange les fruits avant de boire l'alcool, pas sur un ventre vide..." No comment... :-)
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... Et déjà presque un mois et demi d'absence sur mon blog... Bonjour à toutes! Je tiens vraiment à m'excuser auprès de mes fidèles visiteuses (et peut-ête visiteurs?) pour cette longue absence et ce lourd silence... Il s'en sont passées des choses ces derniers mois, des évènements positifs, d'autres moins, et il m'a fallu un certain temps pour accepter ce qu'il m'arrivait, le digérer et enfin en ressortir grandie! Voilà donc cette longue période d'hibernation terminée, et une bonne résolution de prise: vous écrire tous les jours, durant mon temps de midi, que le moral soit au beau fixe ou non... Je sais, les bonnes résolutions sont faites pour ne pas les tenir, mais celle-là est moins contraignante que de reprendre le sport ou de faire régime! :-) (deux choses toujours en suspend chez moi.. Un jour peut-être!) Je m'étais arrêtée à ce fameux wek-end du premier mai, je vais donc vous faire un petit résumé de la suite des évènements, quitte à les reprendre plus en détails dans de prochains posts, aussinon j'en ai pour une semaine non stop à tout vous expliquer! J'étais donc partie avec maman Zhom à la mer, d'où je suis revenue d'un très beau rouge à pois mauves, suite à ma désinvolture.. (Se promener au soleil alors que j'ai déjà fait des réactions et sans protection, je vous avoue, c'est pas malin... Encore plus quand on est infirmière... Mais vous connaissez: les cordonniers sont les plus mals chaussés!) Cette désinvolture m'a valu de nombreuses consultations chez ma dermato et chez ma rhumatologue, car j'ai commencé à avoir en plus des douleurs articulaires en tout genre, tout un programme (ce qui était finalement normal car j'étais en poussée de la maladie, déclenchée par le soleil)... La dermato me confirme un photosensibilité (sensibilité au soleil), dûe au lupus erythémateux.. Ce fameux lupus que l'on suspectait depuis 6 ans s'est réveillé, le mot est lâché. La rhumatologue me le confirme et décide d'augmenter les doses du médicaments que je prends depuis janvier (un anti-malarique qui agit sur les douleurs articulaires et les problèmes cutanés liés au lupus). J'avais beau m'y attendre depuis des années, maintenant que le diagnostic de lupus est clairement posé m'a complètement démolie... Trainer une maldie auto-immune à vie, ne plus du tout aller au soleil, et attendre que la maladie évolue (car elle peut toucher tous les organes) tout en étant impuissante m'a plongé dans une profonde déprime.. Je devais apprendre à l'accepter et à vivre avec... Zhom tout autant désemparé m'a soutenue du mieux qu'il pouvait (ce qui a un peu calmé la crise.. de toute façon vu les criconstances il n'était plus question de bébé pendant un petit temps), ainsi que ma famille. J'ai du donc recommencer des mises au point, des examens, des prises de sang afin de savoir exactement où j'en étais dans la maladie... J'ai encore beaucoup de chance car ai pour le moment un lupus "discret" qui ne s'attaque qu'à la peau et aux articulations, s'agira donc d'être suivie de près, pour pouvoir détecter tout changement et agir en fonction. Les semaines passent, les problèmes de peau s'estompent jusqu'à disparaitre complètement, mais les douleurs articulaires restent omniprésentes, ce qui me rappelle à chaque fois que Monsieur Lupus est là, même si "discret". Nous voilà début juin, je travaillais à mon bureau lorsque je me suis sentie tout-à-coup essouflée, difficile à respirer.. Je mets ça dans un premier temps sur le compte d'une éventuelle crise d'hyperventilation (même si je n'en ai jamais fait auparavant) mais cela dure, et le moindre effort me rend de plus en plus essouflée, même le fait de monter deux marches. Coup de fil à mon médecin traitant qui m'envoie aux urgences car il a peur que ce soit une embolie pulmonaire liées au lupus... je passe donc la nuit sous surveillance dans mon ancien service (le comble!) puis suis hospitalisée car les résultats reviennent normaux, on ne sait donc touours pas ce que j'ai.. Le lendemain j'ai rendez-vous chez le pneumologue qui ne sait pas non plus, finalement les difficultés respiratoires sont mises sur le compte des douleurs articulaires et je rentre à la maison. Je revois mon médecin quelques jours après, toujours pas d'amélioration, c'est alors qu'il me fait faire un simple exercices (20 assis-debout) pour voir comment se passe ma respiration à l'effort: après deux minutes me voilà en train de souffler comme un phoque, rouge tomate, limite à faire un malaise: normal puisque j'étais à ce moment là à 170 de ryhtme cardiaque, ce qui est énorme par rapport au simple exercice effectué.. Me revoilà donc avec un rendez-vous pour une épreuve d'effort respiratoire a faire (j'étais sous certif mais tous les jours à l'hôpital où je travaille.. Pas très dépaysant! ;-)... les résultats sont médiocres, preuve qu'il y a vraiment un souci: au moindre effort, ne sachant plus respirer correctement mmon coeur s'emballe pour compenser. On m'envoie chez un autre médecin, spécialisé dans les maladies comme le lupus, car tous restent persuadés que c'est lié à la maladie... Tout ça à trois jours de partir en vacances. Elle trouve le diagnostic, enfin... J'ai fait une intoxication au médicament que l'on me donne pour le lupus.. les problèmes ont d'ailleurs commencé lorsque l'on a augmenté les doses... En effet, ce médicament a comme rare effet secondaire de donner une intoxication des muscles et des nerfs, dans mon cas respiratoires, je n'arrivais donc plus à "ouvrir" ma cage thoracique pour respirer, mes poumons ne recevant pas dans ce cas assez d'oxygène. Arrêt du médicament, les jours passent et mon état s'améliore (preuve que c'était bien ça!), j'ai du raccourcir mes congés en France chez ma maman car le médecin voulait être sûr que ça aille mieux avant de me donner son feu vert.. Mi juin, enfin les vacances, les retrouvailles avec maman Adorée et le farniente (car malgré tout le moindre effort était encore difficile)... Cette semaine de congé en famille a su regonfler mon moral, la crise était passée... J'ai encore toujours mal aux muscles thoraciques et je ne suis pas encore prête à faire un cent mètres (cet effet secondaire peut encore durer jusqu'à 6 mois après l'arrêt du traitement, et s'améliorer petit-à-petit). Le moral va malgré cela nettement mieux, ces deux mois difficiles sont maintenant derrière le dos, j'arrive à accepter petit-à-petit cette maladie qui sera avec moi tout le long, à la "dompter", elle fait partie de moi maintenant.. J'ai donc repris le boulot après les vacances, les gros nuages noirs ont quitté notre ciel, d'anciens projets reprennent vie, le moral et la bonne humeur sont de retour... Mes proches ont retrouvé la Caro ch...te qu'ils ont toujours connue! :-) Comme quoi chaque passage difficile a ses bons côtés, car ils nous enseignent pas mal de choses.. Et puis ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort !! :-) A demain sans faute cette fois-ci, promis, juré et le reste ! ;-)
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